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jeudi 10 mars 2016

Les dents et le coeur

Deux dents du bas qui bougent et mon cœur qui s'arrête de battre.

Toi tu souris aux anges, la petite souris va bientôt passer et moi je me souviens, nostalgique, du jour ou tes dents avaient enfin poussé.

Vas-y le cœur, reprends, continue de battre, il en reste encore dix-huit et vingt chez petit-frère.


mercredi 29 juillet 2015

Amis

Simon, c'est plus mon ami parce que voilà!

Les amis boubou, ils viennent, ils partent, ils reviennent, ils se gardent, ils se protègent et ils se retrouvent ou se perdent.

Il y a les amis de l'enfance qui te connaissent mieux que toi-même, ceux-là qui peuvent te remettre à ta place s'ils le jugent nécessaire, ceux-là qui veillent à t'aider à grandir.
Il y a les amis d'adolescence, ceux-là qui découvrent avec toi l'enfer d'être grand.
Il y a les amis de passage, aussi furtifs qu'une étoile filante, ceux-là qui te font regretté d'avoir tant donné de toi, d’avoir aimé passionnément.
Il y a les amis que tu croyais avoir perdu mais qui sont là, la main tendue, pour t'aider à te relever.
Il y a les amis qui n'en sont pas.
Il y a les amis que tu as appris à aimer, ceux-là qui t'étonnent chaque jours.
Il y a les amis que tu peine à retrouver pour te faire pardonner, ceux-là qui de leur regard blessé, te rappelle que toi aussi tu peux parfois être odieux ou simplement décevant.
Il y a les amis qui croient en toi, qui te font confiance et qui te portent dans tes rêves et tes espoirs.
Il y a les amis qui sont ta famille, quoi qu'il arrive, quoi que le monde te réserve pour demain.
Il y a les amis qui se comptent sur les doigts d'une main et plus soudés qu'un poing fermé.
Il y a les amis dont on tombe éperdument amoureux et qui nous poursuivent comme des fantômes tout au long de notre vie, ceux-là qui pour un baiser deviennent à jamais une blessure ouverte.
Il y a les amis qu'on s'est choisi, il y a ceux qui nous tombent dessus, il y a ceux que l'on n'avait pas prévu.
Il y a les amis qui sont loin mais pas si loin que ça.

Il y a les amis, mon boubou et je sais que demain, Simon sera encore ton ami. Et après-demain, on verra...

mercredi 5 novembre 2014

Samuel t'es un caca!

Et si tu n'avais pas d'amis?
Et si tu avais à vivre ce que j'ai vécu?

Rose elle veut pas jouer avec moi maman... Elle a dit Samuel t'es un caca!

J'ai eu envie de te dire qu'on m'avait surnommée Schrager-Camembert pendant des années mais qu'au final on s'en sort bien, qu'on oublie tout ça, que maintenant j'ai des amis super, qu'en fait j'y pense plus et que maintenant je trouve la rime très drôle...

Mais non, j'ai souffert. J'ai pleuré. J'ai eu mal au ventre. C'est difficile de passer à travers tout ça et ça laisse des cicatrices.
En fait, je fais toujours le même cauchemar, sur les bancs d'école, je donne l'occasion aux autres de se moquer de moi, encore et encore et j'ai à nouveau cette boule au ventre et la nausée et puis surtout j'ai peur.
Oui j'ai appris à me passer du regard des autres, j'ai appris à prendre du recul, j'ai développé un sens de l'humour très autodérision de contre-attaque.
Mais, non, je n'oublierai jamais.

Mais toi, peu importe le regard que l'on peut porter sur toi, peu importe les ragots, les mots blessants et les coups dans le ventre, tes parents t'aiment plus que tout, plus que le néant et plus que l'infini. Même si aujourd'hui, ça te fais une belle jambe, ça t'aidera à dire à Rose que tu n'en à rien à cirer qu'elle ne veuille pas jouer avec toi, de toute manière, toi, tu préfères jouer avec Noah et poil au doigts.

Tu auras peut-être pleins d'amis, tu seras peut-être la star de l'école, tu seras peut-être celui qui se moque. Et là, je te dirai, attention boubou, le populaire, ce n'est pas la place la plus enviable, le jour ou le populaire se casse la queule, la chute est bien plus fracassante!

Fais-ta vie, fais-ta place, ne sois pas un rôle, sois toi et ça ira...

lundi 14 juillet 2014

La vie, ces derniers mois

Raphaël a sa première toute petite dent et toi tu caches les bonbons que Tètè vient de te donner.

Raphaël fait des grasses matinées et toi tu viens nous réveiller parce que Raphaël t'aurai -je dis bien- hypothétiquement réveillé.

Raphaël voue un amour sans faille pour ta guitare rouge et les prises électriques et toi, t'es cool, tu lui dis juste non pas dans la bouche Raphou!

Raphaël apprends à dire des mots ou plutôt des syllabes et toi tu apprends de nouveaux mensonges et gros mots.

Papa dépose Raphaël à la crèche et moi je te dépose aussi à la crèche avant de me rendre compte que ce n'était pas là ta destination mais le stage et toi tu trouves ça très drôle.

Raphaël profite, cool Raoul de tes jouets et toi tu regardes le match avec Papylex la haut dans votre montagne.

Je m'angoisse pour l'année prochaine, ta nouvelle maîtresse, les achats scolaires, Raphaël s'angoisse qu'on n'ai pas oublié de lui préparer son repas et toi tu t'angoisses de rester seul -et dans le noir-

Raphaël se met debout et toi tu tombes tout le temps.

Raphaël a les plus beaux yeux bleus que je n'ai jamais vus et toi tu as les yeux chocolat les plus gourmands que je n'ai jamais vus.

Raphaël fait caca sur lui et toi tu fais pipi.

Papa vous aime, Raphaël et toi, maman vous aime, Raphaël et toi, Raphaël t'aime toi et Lola et toi tu aimes tout le monde et tout le monde à une place importante dans ton univers.

Lola, apprends à vivre avec Raphaël et partager leurs repas et toi tu apprends à nourrir Lola avec les bons petits plats qu'on t'a préparé.

Raphaël devient un petit garçon, tu deviens un petit homme, papa devient un papa et maman devient une maman et Lola reste Lola!

mercredi 7 mai 2014

Le fucking quoi encore?


A ce qu'on m'a dit, il est sain pour toi de nous défier. C'est constructif pour ta personnalité de pouvoir nous dire des horreurs. Des j'vais t'casser la gueule, te mettre au feu maman, te couper la gorge maman, méchante maman, dire à la police et puis te tuer maman, fleurissent ci et là et à ce qu'on m'a dit, ça développe ta personnalité.
Sauf que moi, je suis ta mère juive et ta mère juive, on ne lui parle pas comme ça. Alors problème de personnalité ou pas, tu vas tout de suite changer de ton et surtout de disque et dire à ta mère combien elle est belle, forte et intelligente ou je te jures que je vais te pourrir l'existence jusqu'à ton mariage et bien au-delà en te foutant la honte avec des bisous partout tout le temps, avec des regards suspicieux sur tes amis que tu invites ou simplement à qui tu parles, en racontant toutes tes petites histoires de pipi et de caca, en t'amenant du gâteau fait maison à tes surprise-party, en venant te chercher à minuit pile à tes soirées en prenant bien soin de demander à tout le monde ou tu es, et pire que tout en simulant des arrêts cardiaques chaque fois que tu oses me contredire, tu t'arrangera dans vingt ans avec ton psy. Je te le dis moi, ça c'est du constructif, parce que c'est du prouvé de générations en générations!

Ah oui, étant donné que tu as déjà allumé un grand feu, pour m'y mettre toute entière et qu'on vient de régler la question, tu me fera le plaisir de plutôt y jeter tous ces bouquins de communication non-violente là qui ne me serviront plus, je crois... Merci Ingele.

mardi 11 février 2014

Un coeur pour Julie

Te voilà amoureux.

Non pas juste que tu l'aime bien, tu la vis, tu la respire, tu la transpire.

- Maman, regarde, Julie est là!

Et quand elle pose son regard sur toi, le tien devient tout feux tout flammes.
Et quand elle s'approche pour te parler, je vois la forme de ton cœur apparaitre sous ton pull.
Et quand elle arrive pour te faire un bisous sur le front, je te vois ouvrir la bouche l'air incrédule, puis fondre au soleil comme neige.

- Maman, c'est Julie!

Et quand elle s'éloigne, ton regard devient tout chocolat et ton petit cœur tout guimauve.

- Maman, elle est partie Julie!

Et quand je prononce son prénom ça dzuing ding dong chtak dans tes yeux.

- On lui offrira un cœur de Saint-Valentin si tu veux?
- Non! Pourquoi maman? Moi, besoin de mon cœur, moi!

mardi 3 décembre 2013

On va le rendre maman!

- Je n'en peux plus de cet enfant, il ne fait que brailler...
- Alors, on va le rendre maman! Pleure-pas maman!

Et j'ai lu dans ton regard tout triste, que tu avais pris cette décision, malgré l'amour que tu portes à ton petit frère, pour protéger ta maman.

Alors j'ai rembobiné le film, parce que là, on s'égare.

- Non mon boubou, on ne va pas rendre petit frère, d'abord parce que ce n'est simplement pas possible et puis surtout parce qu'on l'aime tous.

Je suis restée complètement pantoise.
J'ai l'impression de ne plus rien gérer et une chape de béton m'est tombée sur les épaules. Des angoisses, des idées sombres, du désespoir, de la fatigue et beaucoup de peur de tout et de rien, sont venus me bouffer le ventre et j'ai tellement pas géré que je t'ai fait porter tout ce poids aussi.
Du haut de tes trois ans, tu es tellement pragmatique et prêts à faire des concessions pour protéger le bonheur de ta famille et ceux que tu aimes. Tu as l'intelligence du cœur, tu es plein d'amour, tu es prévenant et tu anticipes tellement tous nos besoins. C'est tellement ancré profondément en toi que je me suis sentie comme une merde qui hurle sur ses enfants parce que je n'arrive pas à surmonter ce qui me semble être la plus haute montagne de la terre.
Il faut que je me reprenne et vite, parce que ce n'est pas à toi de faire des sacrifices, ce n'est pas à toi de protéger tes parents, ça c'est notre rôle même si on l'a un peu oublié ces derniers temps.

- Non mon boubou, on garde petit-frère avec nous et viens avec moi lui faire des bisous pour le consoler!

Et Raphaël s'est endormi.

mardi 5 novembre 2013

Electrochoc

Quand est-ce arrivé que tu es devenu si grand?
Voilà que tu a ton propre avis sur tout, que tu lances de grands débats, que tu polémiques chacune de nos décisions. Tu veux faire caca tout seul, tu veux t'habiller tout seul, tu veux langer ton petit-frère tout seul.
Un jour tu as rangé ta tutute dans la boite aux trésors -juste pour la journée mais quand même- et puis le lendemain tu m'explique que putain c'est un gros mot et que je devrais surveiller mon langage -merde alors, que vais-je dire dorénavant?-
Une après-midi tu décides que la sieste c'est pour les bébés et puis tu t'inquiètes de comment arriver à calmer Raphaël.
Un matin, tu ne rentrais plus dans tes pantalons, il a même fallu renouveler tes chaussettes.
Ce week-end, t'as pris ton petit vélo sans pédales et t'as fais le tour de la ville.
T'as payé ta première compote de pomme après avoir dit à ton père, papa donnes-moi l'argent.
En un coup tu fonces aux toilettes pour monter sur ton petit tabouret, baisser ton pantalon, tenir ton zizi droit et pisser bien au milieu et moi j'ai l'air du cruche à t'attendre derrière la porte.
Hier je t'ai refusé un biscuit avant de manger et tu m'as dit que papa avait dit oui mais papa il n'est même pas là. Tu accuses Raphaël d'avoir mis des miettes dans le canapé et Lola d'avoir fait pipi sur la planche.
Tu ne dis plus Fafawel mais Raphaël, tu ne dis plus Mamuel mais Samuel, tu ne dis plus mapa mais papa et maman et ça je l'ai remarqué comme ça en une fois, comme un électrochoc.
Tu donnes ton nom de famille à qui te le demande. Mais d'où tu le connais ton nom de famille? D'où tu sais qu'en automne les feuilles tombes, puis la neige et puis il y a à nouveau des feuilles vertes sur les arbres et qu'ensuite, seulement on va nager dans la mer?
C'est arrivé comment? Par quelle porte secrète? Par quel envoûtement? Par quel chemin de traverse?

Et puis tout d'un coup, tu geins, tu pleurniches, tu trébuches, tu veux ta maman, ta tutute et ton doudou -dans l'ordre des préférences- tes demandes ne sont plus rationnelles, tu te fais pipi dessus -et caca dans tes bons jours-, tu n'arrives pas à fermer ta veste, tu ne fais pas attention en traversant la route, tu veux te marier avec ta maman et défies ton père en lui balançant c'est ma femme!

Alors en un coup, je me rappelle que tu n'as que trois ans, que tu es encore un tout, tout petit garçon, avec de toutes petites mains, de tout petits pieds dodus et que tu as tellement besoin d'un gros câlin.

mardi 14 mai 2013

Je comtpe jusqu'à trois

- J'ai dit non Sam, tu descends tout de suite!
- Non!
- Je compte jusqu'à trois...

Première phase:
Tu descends tout de suite, je n'ai même pas le temps de terminer ma phrase que tu es déjà en bas, près de moi, me regardant avec amour et attendant bien sagement mon regard affectueux et plein de tendresse.

Seconde phase:
- Je compte jusqu'à trois et si j'arrive à trois avant que tu ne sois redescendu...

"Merde que disais le livre encore? Pas de punition impossible ou plus importantes que la bêtise elle-même, un truc du genre... "

    ... je ne mets pas la musique!

Et tu descends après une courte réflexion ou il t'apparaît plus qu'évident que si tu n'obéis pas immédiatement, tu en ressortirai perdant.

Troisième phase:
- Je compte jusqu'à trois et si j'arrive à trois avant que tu ne sois redescendu, je ne mets pas la musique! Ok, un, deux, ...
- Trois!

Et tu pars dans un fou rire, tu sais que de toutes manières si c'est pas maintenant la musique, ça sera pour dans une heure et tu as raison, j'ai une mémoire de poisson rouge en matière de punitions.

Ce qui nous mène donc à la phase quatre:
-Je compte jusqu'à trois et si j'arrive à trois avant que tu ne sois redescendu, non seulement je ne mets pas la musique mais en plus, je ne te donnes pas de biscuits. Et si j'arrive à quatre, je te prive de desserts. A cinq, pas de compote de pomme que tu aimes tant. Et si pour ton plus grand malheur, j'arrive à six, tu dors sans doudou et tutute ce soir!

Celui qui a écrit dans ce foutu bouquin, qu'on ne punit pas un enfant qui n'obéit pas, en le privant de dessert, ou de nourriture ou de doudou, n'a pas d'enfant! Parce qu'au final, expérimentation faite, rien de tel qu'une bonne menace de punition bien cruelle pour faire redescendre un enfant d'un escalier plus que dangereux! Et puis sinon, à quoi serviraient les psy?

A la phase cinq, je te jettes sous la douche froide, à bon entendeur, bisous!

Et pour la phase six, laisses-moi encore un peu de temps pour réflexion...

vendredi 1 mars 2013

Manipulations smoutchiennes

Je crois qu'elle ne devait pas t'apprécier plus que ça. Elle nous assainait, ton père et moi de remarques désobligeantes à ton égard, Samuel n'obeit pas, Samuel a mordu, Samuel a tapé, Samuel est difficile, Samuel est grognon, ... Du genre, chers parents, reprenez votre petit fouteur de merde, parce qu'il m'emmerde...
Mais toi, gros malin, ayant compris plus tôt que tout le monde que le charme est ton arme de destruction massive, tu as attendu le moment où elle s'y attendait le moins et tu as foncé doit sur elle. Tu t'es accroché à sa jambe et tu lui a fait des bisous partout.

Etrangement depuis, elle ne tarit plus les éloges te concernant.

Dois-je commencer à me méfier de ton pouvoir, petit manipulateur?

vendredi 30 novembre 2012

Message de la plus haute importance

Trois appels en absence de ton père, je m'inquiète, je quitte ma réunion et je le rapelle immédiatement.
 
- Tu m'as appelée?
 
-ben oui je suis con-
 
- Oui.
- Qu'est ce qui se passe? Tout va bien?
- Samuel a fait caca

- So what?-
 
- Dans le petit pot tu veux dire?
- Oui!
- Formidable, et il va recommencer? et il a aimé? et tu l'as essuyé? et il n'a pas pleuré? et...? Enfin, on en parle ce soir, je crois que six paires d'yeux me dévisagent là...

En tout cas, si le jour de ton mariage, je n'ai pas l'air convaincue, je n'aurai qu'à repenser à mon sourire béat suite à cette formidable nouvelle!
 
 
 

jeudi 4 octobre 2012

Prêt?

Es-tu prêt pour ta deuxième séance d'étouffade de bisous de vingt heures quarante?

On a chanté ce matin dans la salle-de-bain. Happy birthday to you. On t'a, je crois, limite effrayé.
On t'a fait partir à la crèche avec ton petit montage de cakes aux bonbons surprise.
On a hâte de t'offrir ton premier petit vélo et qu'on aille ensemble au restaurant.
Je pense à toi et je me souviens à cette heure-ci, le docteur a dit qu'on allait provoquer les contractions, le liquide qui coulait, la machine qui faisait bip bip, la douleur trop intense, la péri, oh plus la péri, la kiné, tètè, le docteur, ton père, moi toute blanche et hop hop hop vingt heures quarante et ton premier cri.
Je te découvrais, il y deux ans, je t'aimais il y a un an, je t'aime puissance au carré aujourd'hui et l'année prochaine, je t'aimerai puissance au cube.

vendredi 28 septembre 2012

Le juif de l'année

Tu as été reconnu Juif de l'année par toute la communauté:
D'abord tu étais assis avec ta petite kippa sur la tête et le livre des prières ouvert à la bonne page sur tes genoux. Ensuite tu as chanté, comme les autres mais dans une langue improbable. Et pour finir tu es reparti avec le livres des prières sous le bras.
La où ça a dérapé, c'est quand tu as lancé ta kippa dans la foule, quand tu as versé ton biberon d'eau sur les sièges devant des centaines de jeneurs assoiffés et affamés, quand tu as engueulé le bonhomme qui voulais te reprendre le sus-dit livre des prières que tu tentais en fait de voler à la synagogue et surtout quand tu as éjecté ton grand-père de dessous le thalit de prière.
C'est sur maïn fils, à ton âge, on te pardonne tout mais attention, viendra un âge où hurler mama caca pendant une prière silencieuse ne sera plus mignon du tout -sauf pour ta mère- !

mercredi 5 septembre 2012

C'est du win-win

- Samuel, poubelle!
- Samuel, Lola a faim!
- Samuel, chaussure!

et tu t'exécutes, trottinant gaiement pour accomplir l'action demandée. Et pire tu en redemandes.

Je note ça pour plus tard, quand tu me répondra oh Noémie -je n'aurai surement plus droit à maman-, où qu't'a vu qu'y a marqué boniche ici?

Alors en attendant, j'en profite un max!

- Samuel, massage!

mardi 4 septembre 2012

Dignité un point c'est tout

Parfois, il faut dire les choses plusieures fois, parfois il faut être dur pour que le message s'impregne.
Avant cette discussion je voyais les choses simplement. Je les voyais de mon côté. Tout était blanc ou noir: je ne veux pas mourrir, quoiqu'il arrive maintenez-moi en vie.
On avait bu, j'avais peut être plus envie de parler de la grognasse qui animait nos conversation trois minutes avant et puis on en est venue là, et j'ai écouté.
Elles m'ont confiée leur desarroi devant la maladie et la souffrance de leurs parents, de ce qu'elles ont du endurer et les choix difficiles qu'elles ont du faire. Leurs moments de recul, de doute, de peur. La force qu'elles ont eue, l'instinct de survie, la protection d'elles-même.
Et puis j'ai pensé à Barton, et puis j'ai pensé à toi.
Peut-être que j'ai peur de la mort, à m'en rendre hypochondriaque mais après avoir entendu leurs histoire, j'aurai encore plus peur de t'infliger ma mort, longue, lente et pénible tout en te laissant le choix de me maintenir en vie encore un peu, encore quelques semaines, encore quelques jours, encore juste une minute.
Je ne parle plus de ma dignité face à la mort, mais de ta dignitité face à ma mort. Je ne parle plus de ma souffrance mais de la tienne, alors maïn fils, si un jour on doit passer par là, saches que tu n'auras pas le choix, je me batterai tant que c'est possible et puis quand ils diront que c'est fini, je partirai et c'est tout.

lundi 3 septembre 2012

Rentrée 2013 des maternelles, sang, sueurs et caca dans le pot

- Oui Madame, votre fils est bien troisième sur la liste d'attente pour la rentrée pâques 2013.
- Oh mais nous voulions le faire rentrer en septembre 2013.
- D'accord mais il n'aura dans ce cas pas de place assurée pour septembre.

Rapide calcul et la sueure qui s'écoule lentement...
Une rentrée dans six mois?

Non, j'avais prévu une année toute entière. Une année, c'est long. Une année de bisous méditeranéens chaleureux, une année de carnets annotés de scelles normales à 10h, cabillaud, petits pois et purée à 11h30 et sièste à 14h, une année pour avoir des contrendu détaillés de tes humeures au fil des heures, de tes déboirs avec tes petits camarades et de tes punitions sur la chaise haute ou tu t'éclates finalement comme un fou.
Une année avec Théo, Cosmo et Alba...
Une année c'est long et j'aurai pu prendre le temps de m'y faire, de te préparer au changement, de nous préparer tous au changement.

Donc maïn fils, il te reste six mois pour apprendre à faire caca dans ton petit pot rouge.

mercredi 22 août 2012

Et ensuite?

On fait et puis on verra.
J'avais dit que je voulais un Smoutch et puis on a eu un Smoutch et puis ça va.
Je veux une autre boulette, on aura une autre boulette et on verra.
Je ne me pose pas énormément de questions et c'est tant mieux. On veux, on a, on voit et puis on gère.
Peu importe si ce monde est idéal pour une nouvelle vie, peu importe qu'il y ai suffisement d'argent, de ressources, d'air. Peu importe, le monde dans lequel on vit, parce que c'est en créant toutes ces nouvelles vies qu'on peut espérer qu'un jour le monde bouge.
Enfin, même ça je ne me pose pas comme question. Je sais que j'ai besoin d'aimer, j'aime et on verra pour tout le reste.
Et si tu deviens con, on fera avec
Et si tu te drogues, on fera contre
Et si tu ne trouves pas de travail, on t'aidera
Et si, et si, ..., on t'aimera encore.
Et ensuite? On verra...