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mercredi 31 août 2016

Ce dernier jour

Ce dernier jour...
La fin d'un cycle et demain, le début d'un autre.
Petit-frère va terminer ce chapitre à la crèche. Et mon coeur de maman fait des bonds et des cabrioles.
J'oscille entre fière de mes grands garçons et oh mon Dieu où sont mes bébés.
Demain rentrée officielle, toi en première primaire et lui, en première maternelle.

Au revoir Elodie de la crèche, au revoir petites annotations dans le carnet maman t'as encore oublié les langes et les lingettes, au revoir odeur de soupe au choux, au revoir la crèche.
Et bonjour sable dans les chaussures, bonjour les mamans toujours bien coiffées alors que j'arrive comme un prout à une garden-party, bonjour les devoirs pour bibi, bonjour l'école.

Ce dernier jour, la vieille d'un nouveau jour...

mercredi 5 novembre 2014

Samuel t'es un caca!

Et si tu n'avais pas d'amis?
Et si tu avais à vivre ce que j'ai vécu?

Rose elle veut pas jouer avec moi maman... Elle a dit Samuel t'es un caca!

J'ai eu envie de te dire qu'on m'avait surnommée Schrager-Camembert pendant des années mais qu'au final on s'en sort bien, qu'on oublie tout ça, que maintenant j'ai des amis super, qu'en fait j'y pense plus et que maintenant je trouve la rime très drôle...

Mais non, j'ai souffert. J'ai pleuré. J'ai eu mal au ventre. C'est difficile de passer à travers tout ça et ça laisse des cicatrices.
En fait, je fais toujours le même cauchemar, sur les bancs d'école, je donne l'occasion aux autres de se moquer de moi, encore et encore et j'ai à nouveau cette boule au ventre et la nausée et puis surtout j'ai peur.
Oui j'ai appris à me passer du regard des autres, j'ai appris à prendre du recul, j'ai développé un sens de l'humour très autodérision de contre-attaque.
Mais, non, je n'oublierai jamais.

Mais toi, peu importe le regard que l'on peut porter sur toi, peu importe les ragots, les mots blessants et les coups dans le ventre, tes parents t'aiment plus que tout, plus que le néant et plus que l'infini. Même si aujourd'hui, ça te fais une belle jambe, ça t'aidera à dire à Rose que tu n'en à rien à cirer qu'elle ne veuille pas jouer avec toi, de toute manière, toi, tu préfères jouer avec Noah et poil au doigts.

Tu auras peut-être pleins d'amis, tu seras peut-être la star de l'école, tu seras peut-être celui qui se moque. Et là, je te dirai, attention boubou, le populaire, ce n'est pas la place la plus enviable, le jour ou le populaire se casse la queule, la chute est bien plus fracassante!

Fais-ta vie, fais-ta place, ne sois pas un rôle, sois toi et ça ira...

lundi 1 septembre 2014

Une journée pas comme les autres.

Certains diront que c'est un jour comme un autre. Et bien non, ce n'est pas un jour comme un autre, c'est la rentrée des classes et c'est un jour très spécial!

Outre une circulation de tous les diables avec coups de klaxon et une certaine nervosité palpable, c'est un jour nouveau, dans une nouvelle classe, avec parfois de nouveaux copains et une nouvelle maîtresse.

C'est une journée où je ne dois pas oublier tes tartines pour midi, tes affaires de change et de te dire combien je suis fière de toi.

C'est une journée, généralement ensoleillée qui t'accompagne jusque dans ta nouvelle classe où les rayons pénètrent jusque dans cette magnifique échoppe composée de fruits et légumes en pâte à sel.

C'est une journée, ou je te fais poser à l'entrée de l'école devant le traditionnel panneau Bonne rentrée des classes pour une photo symbolique et de la plus haute importance.

C'est une journée, pleine d'effervescence, d'enfants qui jouent, qui rient et qui cours dans tous les sens dans un chaos enivrant.

C'est une journée qui semble te plaire autant qu'elle me donne envie de pleurer.  C'est une journée pleine de souvenirs qui se bousculent dans ma tête: mes horribles rentrées scolaire qui rimaient avec début du cauchemar, ta naissance, tes premiers rires, tes premières interactions, ta rentrée à la crèche, ton premier mot, tes premières douleurs et tes premières fièvres, ton premier gros chagrin, tes premiers amis, ton premier dodo dans un lit de grand, ta première blague, ton premier caca dans le pot et ta toute première rentrée des classes et mon tout premier total déchirement du cœur.

Que tu es beau maïn fils derrière ton échoppe, donnant tes instructions à tes copains de classe, avec ton ours grimaçant sur ton pull, tes cheveux ébouriffés. Que tu est grand mon petit boubou dans ta classe de deuxième maternelle. Et mon cœur se serre.

Non définitivement, ce n'est pas un jour comme les autres. C'est un jour spécial qui me rappelle combien tu es important!

jeudi 19 juin 2014

La crotte de nez de Mickey

Une page va encore se tourner, et je suis encore une fois bouleversée.
Un nouveau local, une nouvelle maitresse.
Je l'aimais bien celle de cette année. Je l'aimais vraiment bien celle de cette année.
Est-ce que tu vas supporter le changement? Est-ce que je vais supporter le changement?
Est-ce qu'on va l'aimer autant la nouvelle maitresse? Est-ce que je vais trouver le nouveau local? Est-ce qu'il y aura aussi une petite cabane? Est-ce que les parents pourront aussi rester un peu pour discuter le matin? Est-ce que tu seras aussi heureux qu'en ce moment en te rendant en classe?
J'en étais à ces réflexions existentielles quand tu m'as demandé, tout en tripotant ton faux-nez de Mickey, maman, il fait comment Mickey quand il a une crotte de nez?

mardi 11 février 2014

Un coeur pour Julie

Te voilà amoureux.

Non pas juste que tu l'aime bien, tu la vis, tu la respire, tu la transpire.

- Maman, regarde, Julie est là!

Et quand elle pose son regard sur toi, le tien devient tout feux tout flammes.
Et quand elle s'approche pour te parler, je vois la forme de ton cœur apparaitre sous ton pull.
Et quand elle arrive pour te faire un bisous sur le front, je te vois ouvrir la bouche l'air incrédule, puis fondre au soleil comme neige.

- Maman, c'est Julie!

Et quand elle s'éloigne, ton regard devient tout chocolat et ton petit cœur tout guimauve.

- Maman, elle est partie Julie!

Et quand je prononce son prénom ça dzuing ding dong chtak dans tes yeux.

- On lui offrira un cœur de Saint-Valentin si tu veux?
- Non! Pourquoi maman? Moi, besoin de mon cœur, moi!

lundi 23 septembre 2013

Le jour ou je suis venue chez toi

Chaque jours un élève présente une surprise à sa classe. La tienne, ton petit-frère.
Voilà comment j'ai débarqué dans ta classe à dix heures encore mal réveillée, cernée et complètement hirsute sans avoir eu le temps de me doucher, avec ton petit frère enfin sagement endormi dans sa poussette.
J'avais rêvé qu'on m'offrirai un café, au lieu de cela, on m'a offert une place assise sur vos toutes petites chaises disposées en cercle. J'avais les jambes sur le ventre et une envie de fuir perdue au milieu de tous ces petits nains bruyants et gesticulants. J'ai regardé ta maîtresse, ce n'était pas à cause du manque de café mais j'ai bien vu qu'elle avait une auréole au-dessus de la tête.
Elle a juste dis, assis, nos invités sont là.
Toi tu t'es levé, pipi maman (attention prononcez: pipiiiiiiiiiiii maaaaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaan), elle a rétorqué Samuel, tu peux aller tout seul, on t'attends avant même que je ne commence à paniquer du style où sont ces putains de chiottes pour mini humanoïdes?
A ton retour des sus-dites toilettes elle t'a demandé d'où venait Raphaël et toi du tac-au-tac, ventre maman!
Devant le regard approbateur de ta maîtresse, tu as relevé le menton tellement fier.
Et moi, mes genoux me transperçaient les côtes. Je rêvais toujours de café bien serré au moment où ta maitresse a eu la gentille et délicate attention de chanter une chanson douce pour bébé. Heureusement que vous chantiez tous faux, sinon c'est maman qui se serait endormie sur sa trop petite chaise empalée sur ses propres genoux.
Après dans sa maison un grand cerf, et au clair de la lune, une nouvelle initiative de ta maîtresse, m'a sauvé la vie, faire le tour de tous ces charmants bambins avec Raphaël afin qu'ils puissent tous voir ses petits yeux, ses traits si fin, lui tenir la main et lui caresser les cheveux. J'ai déplié mon corps en manque de café, de douche et de maquillage et je me suis déplacée d'un gnome souriant et impressionné à l'autre, suivi par toi qui ne manquait pas de rappeler à chacun de tes petits camarades attention mon bébé, pas faire mal mon bébé!
J'ai pas eu de café ce matin là mais j'ai eu l'honneur de pénétrer ton nouvel univers, d'être assise parmi tes nouveau copains, ta maîtresse, entourée de vos dessins, vos jeux, et de vos pots de plasticine. Au final je m'y suis sentie bien, je serai bien restée plus longtemps mais si nous n'étions pas partis rejoindre ta bonne-mamie au restaurant, je n'aurai jamais eu droit à ce premier et magnifique t'aime maman qui a fini de me raviver le teint et de mettre du blush sur mes joues.

Je t'aime aussi boubou -Et Raphaël entre dix et vingt-et-une heure-

vendredi 6 septembre 2013

Je crois qu'on n'est pas passé inaperçu!


- Je crois, Madame que l'on s'est mal compris: il n'y a pas encore de cantine à l'école, il faut donc prévoir à manger pour votre enfant...
- C'est donc pour ça que Samuel nous a dit que, je cite: ami Samuel donné tatines à Samuel!
- Oui, on a demandé la charité auprès des autres enfants pour des bouts de tartines.
- Et elle revient quand cette cantine? Parce que si mon pauvre enfant doit compter sur moi pour un repas équilibré tous les jours, autant l'envoyer tout de suite au Quick ou chez Pizza Hut!

Voilà comment au troisième jour dans ta nouvelle école, je fus cataloguée comme mère déficiente et ton père comme la mauvaise personne à qui donner les informations.
Mais on s'en sort relativement bien, au moins toi, tu as des affaires de rechange tous les jours...