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mercredi 29 juillet 2015

Amis

Simon, c'est plus mon ami parce que voilà!

Les amis boubou, ils viennent, ils partent, ils reviennent, ils se gardent, ils se protègent et ils se retrouvent ou se perdent.

Il y a les amis de l'enfance qui te connaissent mieux que toi-même, ceux-là qui peuvent te remettre à ta place s'ils le jugent nécessaire, ceux-là qui veillent à t'aider à grandir.
Il y a les amis d'adolescence, ceux-là qui découvrent avec toi l'enfer d'être grand.
Il y a les amis de passage, aussi furtifs qu'une étoile filante, ceux-là qui te font regretté d'avoir tant donné de toi, d’avoir aimé passionnément.
Il y a les amis que tu croyais avoir perdu mais qui sont là, la main tendue, pour t'aider à te relever.
Il y a les amis qui n'en sont pas.
Il y a les amis que tu as appris à aimer, ceux-là qui t'étonnent chaque jours.
Il y a les amis que tu peine à retrouver pour te faire pardonner, ceux-là qui de leur regard blessé, te rappelle que toi aussi tu peux parfois être odieux ou simplement décevant.
Il y a les amis qui croient en toi, qui te font confiance et qui te portent dans tes rêves et tes espoirs.
Il y a les amis qui sont ta famille, quoi qu'il arrive, quoi que le monde te réserve pour demain.
Il y a les amis qui se comptent sur les doigts d'une main et plus soudés qu'un poing fermé.
Il y a les amis dont on tombe éperdument amoureux et qui nous poursuivent comme des fantômes tout au long de notre vie, ceux-là qui pour un baiser deviennent à jamais une blessure ouverte.
Il y a les amis qu'on s'est choisi, il y a ceux qui nous tombent dessus, il y a ceux que l'on n'avait pas prévu.
Il y a les amis qui sont loin mais pas si loin que ça.

Il y a les amis, mon boubou et je sais que demain, Simon sera encore ton ami. Et après-demain, on verra...

vendredi 10 avril 2015

L'Ouroboros de chez Marie Siska

On a un peu vieilli, une petite ride par-ci, un petit mal de dos par-là.
On a une génération de plus.
Mais on reste fidèles aux bons endroits qui nous on vu grandir, Marie Siska...

On ne se croise plus sur la plaine de jeu, non, nous maintenant on attend sur la terrasse que les gaufres soient servi avec dans une main la veste abandonnée du grand et dans l'autre le bibi d'eau inachevé du petit dernier.
On ne partage plus nos bonbons, non, nous on se partage nos Pampers et nos dernières infos de quelqu'un qui vit ailleurs, loin.

Et puis la meute arrive en courant, parce que les gaufres, les glaces et les croque-monsieur on été servi.

Et c'est fou comme on dirait nous trente ans plus tôt.

Et puis nos Eliott, nos Samuel, nos Max et Alex et autres Boubou sont reparti en nous laissant les tables totalement dévastées.


mercredi 5 novembre 2014

Samuel t'es un caca!

Et si tu n'avais pas d'amis?
Et si tu avais à vivre ce que j'ai vécu?

Rose elle veut pas jouer avec moi maman... Elle a dit Samuel t'es un caca!

J'ai eu envie de te dire qu'on m'avait surnommée Schrager-Camembert pendant des années mais qu'au final on s'en sort bien, qu'on oublie tout ça, que maintenant j'ai des amis super, qu'en fait j'y pense plus et que maintenant je trouve la rime très drôle...

Mais non, j'ai souffert. J'ai pleuré. J'ai eu mal au ventre. C'est difficile de passer à travers tout ça et ça laisse des cicatrices.
En fait, je fais toujours le même cauchemar, sur les bancs d'école, je donne l'occasion aux autres de se moquer de moi, encore et encore et j'ai à nouveau cette boule au ventre et la nausée et puis surtout j'ai peur.
Oui j'ai appris à me passer du regard des autres, j'ai appris à prendre du recul, j'ai développé un sens de l'humour très autodérision de contre-attaque.
Mais, non, je n'oublierai jamais.

Mais toi, peu importe le regard que l'on peut porter sur toi, peu importe les ragots, les mots blessants et les coups dans le ventre, tes parents t'aiment plus que tout, plus que le néant et plus que l'infini. Même si aujourd'hui, ça te fais une belle jambe, ça t'aidera à dire à Rose que tu n'en à rien à cirer qu'elle ne veuille pas jouer avec toi, de toute manière, toi, tu préfères jouer avec Noah et poil au doigts.

Tu auras peut-être pleins d'amis, tu seras peut-être la star de l'école, tu seras peut-être celui qui se moque. Et là, je te dirai, attention boubou, le populaire, ce n'est pas la place la plus enviable, le jour ou le populaire se casse la queule, la chute est bien plus fracassante!

Fais-ta vie, fais-ta place, ne sois pas un rôle, sois toi et ça ira...

mercredi 8 octobre 2014

Autant le savoir et vite!

Pour des causes politico-linguistiques-et-pas-que, Raphaël va devoir se passer de ces filles formidables qui l'ont bercé, chouchouté, choyé, mordillé, pouponné, bisouté et j'en passe...

Oui mais madame, elles n'ont pas le diplôme, oui mais madame, elles n'ont pas 2.4 en néerlandais, oui mais madame vous vous rendez-bien compte que dorénavant il y aura pleins d'activités différentes dans cette crèche, et des infirmières diplômées. En fait, nous sommes obligés de n'engager plus que des filles à diplôme...

Mais moi j'en ai rien à foutre... Raphaël n'en a rien à foutre qu'elles aient un diplôme pour foutre un thermomètre dans son cul. Elles peuvent même prévoir activité panda ailé, que cela ne changerai rien.
Raphaël il ne veut pas d'une pédo-psy-infirmière-à-ses-heures-assistante-sociale-ou-maternelle, lui il veut une Sylvia qui lui mord les fesses et qui cache des bonbons dans son sac pour son grand-frère, une Farhat ou une Blandine qui se bat pour lui donner à manger.
Et moi, je vais leur faire bouffer leur rapport qui me confirme que mon enfant est bien dans la bonne courbe de développement moteur ou cérébral avec un système à points.
Moi, en fait, ça me suffit de savoir que Raphaël il a été chiant aujourd'hui, qu'il a pleuré de jalousie quand Farhat a prit Valentin dans ses bras et qu'il a mangé deux repas parce qu'il avait trop faim.
Moi je ne veux pas qu'elles partent, moi je ne veux pas qu'elles soient obligées de faire une formation pour un métier qu'elles connaissent finalement mieux que quiconque!
Mais ce que je veux ou ce que Raphaël veut, c'est pisser au vent, c'est juste une question politico-linguistique-et-pas-que, finalement autant s'y habituer dès la crèche...

lundi 1 septembre 2014

Une journée pas comme les autres.

Certains diront que c'est un jour comme un autre. Et bien non, ce n'est pas un jour comme un autre, c'est la rentrée des classes et c'est un jour très spécial!

Outre une circulation de tous les diables avec coups de klaxon et une certaine nervosité palpable, c'est un jour nouveau, dans une nouvelle classe, avec parfois de nouveaux copains et une nouvelle maîtresse.

C'est une journée où je ne dois pas oublier tes tartines pour midi, tes affaires de change et de te dire combien je suis fière de toi.

C'est une journée, généralement ensoleillée qui t'accompagne jusque dans ta nouvelle classe où les rayons pénètrent jusque dans cette magnifique échoppe composée de fruits et légumes en pâte à sel.

C'est une journée, ou je te fais poser à l'entrée de l'école devant le traditionnel panneau Bonne rentrée des classes pour une photo symbolique et de la plus haute importance.

C'est une journée, pleine d'effervescence, d'enfants qui jouent, qui rient et qui cours dans tous les sens dans un chaos enivrant.

C'est une journée qui semble te plaire autant qu'elle me donne envie de pleurer.  C'est une journée pleine de souvenirs qui se bousculent dans ma tête: mes horribles rentrées scolaire qui rimaient avec début du cauchemar, ta naissance, tes premiers rires, tes premières interactions, ta rentrée à la crèche, ton premier mot, tes premières douleurs et tes premières fièvres, ton premier gros chagrin, tes premiers amis, ton premier dodo dans un lit de grand, ta première blague, ton premier caca dans le pot et ta toute première rentrée des classes et mon tout premier total déchirement du cœur.

Que tu es beau maïn fils derrière ton échoppe, donnant tes instructions à tes copains de classe, avec ton ours grimaçant sur ton pull, tes cheveux ébouriffés. Que tu est grand mon petit boubou dans ta classe de deuxième maternelle. Et mon cœur se serre.

Non définitivement, ce n'est pas un jour comme les autres. C'est un jour spécial qui me rappelle combien tu es important!

mardi 11 février 2014

Un coeur pour Julie

Te voilà amoureux.

Non pas juste que tu l'aime bien, tu la vis, tu la respire, tu la transpire.

- Maman, regarde, Julie est là!

Et quand elle pose son regard sur toi, le tien devient tout feux tout flammes.
Et quand elle s'approche pour te parler, je vois la forme de ton cœur apparaitre sous ton pull.
Et quand elle arrive pour te faire un bisous sur le front, je te vois ouvrir la bouche l'air incrédule, puis fondre au soleil comme neige.

- Maman, c'est Julie!

Et quand elle s'éloigne, ton regard devient tout chocolat et ton petit cœur tout guimauve.

- Maman, elle est partie Julie!

Et quand je prononce son prénom ça dzuing ding dong chtak dans tes yeux.

- On lui offrira un cœur de Saint-Valentin si tu veux?
- Non! Pourquoi maman? Moi, besoin de mon cœur, moi!

lundi 23 septembre 2013

Le jour ou je suis venue chez toi

Chaque jours un élève présente une surprise à sa classe. La tienne, ton petit-frère.
Voilà comment j'ai débarqué dans ta classe à dix heures encore mal réveillée, cernée et complètement hirsute sans avoir eu le temps de me doucher, avec ton petit frère enfin sagement endormi dans sa poussette.
J'avais rêvé qu'on m'offrirai un café, au lieu de cela, on m'a offert une place assise sur vos toutes petites chaises disposées en cercle. J'avais les jambes sur le ventre et une envie de fuir perdue au milieu de tous ces petits nains bruyants et gesticulants. J'ai regardé ta maîtresse, ce n'était pas à cause du manque de café mais j'ai bien vu qu'elle avait une auréole au-dessus de la tête.
Elle a juste dis, assis, nos invités sont là.
Toi tu t'es levé, pipi maman (attention prononcez: pipiiiiiiiiiiii maaaaaaaaaaaaaamaaaaaaaaaaaan), elle a rétorqué Samuel, tu peux aller tout seul, on t'attends avant même que je ne commence à paniquer du style où sont ces putains de chiottes pour mini humanoïdes?
A ton retour des sus-dites toilettes elle t'a demandé d'où venait Raphaël et toi du tac-au-tac, ventre maman!
Devant le regard approbateur de ta maîtresse, tu as relevé le menton tellement fier.
Et moi, mes genoux me transperçaient les côtes. Je rêvais toujours de café bien serré au moment où ta maitresse a eu la gentille et délicate attention de chanter une chanson douce pour bébé. Heureusement que vous chantiez tous faux, sinon c'est maman qui se serait endormie sur sa trop petite chaise empalée sur ses propres genoux.
Après dans sa maison un grand cerf, et au clair de la lune, une nouvelle initiative de ta maîtresse, m'a sauvé la vie, faire le tour de tous ces charmants bambins avec Raphaël afin qu'ils puissent tous voir ses petits yeux, ses traits si fin, lui tenir la main et lui caresser les cheveux. J'ai déplié mon corps en manque de café, de douche et de maquillage et je me suis déplacée d'un gnome souriant et impressionné à l'autre, suivi par toi qui ne manquait pas de rappeler à chacun de tes petits camarades attention mon bébé, pas faire mal mon bébé!
J'ai pas eu de café ce matin là mais j'ai eu l'honneur de pénétrer ton nouvel univers, d'être assise parmi tes nouveau copains, ta maîtresse, entourée de vos dessins, vos jeux, et de vos pots de plasticine. Au final je m'y suis sentie bien, je serai bien restée plus longtemps mais si nous n'étions pas partis rejoindre ta bonne-mamie au restaurant, je n'aurai jamais eu droit à ce premier et magnifique t'aime maman qui a fini de me raviver le teint et de mettre du blush sur mes joues.

Je t'aime aussi boubou -Et Raphaël entre dix et vingt-et-une heure-

vendredi 15 mars 2013

Mémo

Dans quelques mois tu rentres à l'école et j'ai toujours cette boule au ventre.
J'ai peur qu'on oublie les personnes qui t'on vu grandir, qui t'on aimé, parfois puni et tous ces enfants.

Adriana, qui te court derrière depuis le début. Elle veut toujours te toucher, te carresser le visage, t'aider à monter les escaliers, te faire des bisous. Et toi devant ses avances, petit blasé, tu restes de marbre, pis tu te retourne vers moi, le regard implorant pour que je vienne te tirer des griffes de la jolie princesse.

Théo, ton tout premier pote, ton collaborateur des tous les coups. Celui qui a de jolies boucles blondes et de grands yeux, qui quand il te voit scande ton prénom, et toi, éternel petit blasé, tu le nies.

Cosmo, celui qui a eu une petite soeur et que tu regarde plein de pitier -ton tour arrive-

Sébastien, ton tout grand pote des quatre-cent coups, qui va toujours au coin parce que tapé Mamuel et qui, bien sur -on en est tous conscient- toi, tu n'as jamais frappé, ni poussé, ni même mordu.

Le petit Raphael, que j'ai vu un jour arriver clopinant lamantablement parce que tu lui avait mordu si fort le pied.

La belle Alba que tu regardes en bavant littéralement.

Wayan, trop petit pour t'interesser mais que moi j'ai vu marcher du jour au landemain.

Et puis il y a Sylvia, partie en congé maternité mais que tu as reconnue immédiatement des mois après. Sylvia que j'ai vu un jour penchée sur toi à t'étouffer de bisous. Sylvia, dont tu est le principal chouchou.

Fatiah, qui t'as surnomé boubougne et dont tu me parles toujours en rentrant à la maison. Parti Fatiah maison de Fatiah. Fatiah qui t'attends avec des biscuits pour t'amadouer. Fatiah qui t'arraches des bisous et, toi comme toujours tu fais le blasé mais si Fatiah ose ne pas te regarder à la seconde ou tu arrives comme un prince à la crèche, misère, tu la boude pour le reste de la journée.

Aurelie, jolie Lili, celle que tu as manipulée pour faire partie de ses chouchoux. Aurelie qui doit toujours te regarder quand tu fais le beau avec ta nouvelle écharpe. Aurélie qui t'autorise à couper les radiateurs avant de partir.

Naïma, celle que ton père regarde passer en bavant, celle qu'on entend rire de loin, celle que tu designes sur les photos, le sourire aux lèvres.

Farrah, la douce Farrah qui dit toujours que tu as été très sage et qui rate systématiquement son train à cause des retards de ton père.

La blonde néérlandophone monomanique qui n'est plus là mais qui dessinait tous les jours sur tes mains pour vérifier si on te lavait et qui nous faisait des remarques sur l'état de saleté avancé de tes vêtements.

La petite jeune, partie bien trop tôt qui avait toujours le sourire aux lèvres malgré des journées rudes -bande de petits monstres sauvages-

La directrice, qui ressemble à une directrice. Tout tourne, tout le monde marche droit, ça sent bon dans la cuisine et on l'entend de loin.

Comme ça on oubliera pas, hein Boubou. Et puis c'est pas vraiment fini ton petit-frère va prendre la relève trois mois après ton départ. En tout cas Fatiah a dit que s'il était comme toi, elle signe tout de suite!

mercredi 13 mars 2013

Susie

Il faut que je te parle de Susie. Parce qu'on a tous besoin d'une Susie dans notre vie. Je crois dur comme fer que tu trouveras la tienne.

Susie, c'est mon repère, c'est mon Amérique à moi -dans tous les sens du terme-
Susie, c'était des rires pour rien et pour tout. Susie, j'aime ces cinq lettres autant qu'elle pouvait les détester. De Susie il me reste une photo où elle sourit genée une main devant l'objectif, talk to the hand. Il me reste aussi ces souvenirs si précieux de rots, de bagues retrouvées dans les oreilles, de lapins qui livrent des cadeaux et qui sonnent même aux portes, de chansons, de somewhere over the rainbow et de l'arc-en-ciel qui pourra me ramener chez moi.
Susie, elle a peur de l'avion et refuse même de penser, d'envisager peut-être de le prendre un jour. Susie elle carbure au café, elle ne mange jamais devant personne, sa voiture est un musée, on y retrouve des vestiges d'il y a une vingtaine d'années.
Susie m'a appris à rire de moi, rire de la vie, rire de ce qui est grave. Susie voit de la magie partout et des dons exceptionnels en chaque enfants. Un scraboutcha sur les murs, une oeuvre d'art et les cris de ma mère suite à cette oeuvre d'art, un déni manifeste de mon incroyable talent naissant. Une flaque d'eau où se reflète un arc-en-ciel, la porte d'un monde incroyable et nouveau. Et tiens-toi bien boubou, Peter Pan existe vraiment.

Les parents c'est une chose, la famille et les amis, une autre. Une Susie, un Peter Pan dans un corps d'adulte, ç'en est encore une autre. Trouves-ta Susie mon boubou, mets de la magie dans ta vie! Fais des bulles dans le tram -comme mon ami Baloo- colles les bonbons sur tes doigts et manges-les en bavant, dessines sur les murs -pas les miens, ceux de ta grand-mère juste pour rire- Inventes des vies aux gens que tu croises dans la rue, continues à poser ce regard naïf sur la laideur de la vie et la bêtise humaine, le plus longtemps possible.
Ne pas vouloir devenir adulte trop vite, c'est devenir adulte quelque part.

lundi 8 octobre 2012

Le cycle de la vie

Ta grand-mère m'avait dit j'espère que tes enfants te feront tourner en bourrique comme tu me fais tourner en bourrique. Et je disais d'abord j'aurai même pas d'enfants.

Bon, soit, perdu, j'ai eu un enfant. Et bon soit, encore, oui, tu me fais tourner en bourrique.

Là tu vois, ta grand-mère fait la jigue de nananinanère.

Donc boubou, je crois qu'elle et toi avez mis au point un plan d'attaque, parce que ça sent trop la vangeance:
cette espèce de capacité de foutre un salon sans dessus-dessous en même pas cinq secondes, ça c'est du moi petite!
Le jeté d'assiette, ça c'est du moi petite!
Le mama mama mama mama mama mama mama mama mama mama à toute heure du jour et de la nuit, ça c'est du moi petite!

Alors, vous deux, ça suffit, stop! C'est bon j'ai compris, je transmets le message à moi petite!

Cordialement!

dimanche 25 mars 2012

Premier baiser echangé sur une plage en été!

J'ai été la seule à le voir mais à travers les barreaux de la barrière de sécurité, toi et un autre enfant, vous vous êtes embrassés sur la bouche. J'ai dit c'est trop mignon mais personne ne m'écoutait. Alors j'ai gardé ce premier baiser pour mes souvenirs de toi personnels. Seulement juste pour rassurer mon incorrigible envie d'être un jour jalouse de ta femme, pourrais-tu la prochaine fois embrasser une petite fille plutôt qu'un petit garçon? Mais c'est toi qui vois, hein!

samedi 18 février 2012

Le Gang des Tututes

Cosmo, Pierre, Théo, venez-là les potos. J'ai une super idée trop top démentielle, on va former le Gang des Tututes. Tu m'écoutes Cosmo? Non Pierre, on ne va tuer personne!
Bon écoutez bien, on va choper tous les mioches qui ont des tututes, on va les leur arracher! Oui, Théo, comme ça de sang-froid! Une fois qu'on aura toutes les tututes de tous les mioches de la crèche, on va se terrer dans notre repère du Gang des Tututes, on partagera notre butin et puis quand nos gardiennes viendront on fera mine-que-pas! T'as pigé Cosmo?
Alors c'est-il pas trop cool?
Pas un mot à nos mères hein, ça les détruirait!
Allez les potos, tous pour un et un pour tous -ou le contraire-
Vas-y Théo, chopes-le celui-là, tu verras, après, tu te sentiras comme un homme!

J'adore écouter les histoires que me racontent tes puéricultrices sur ta journée quand je viens te chercher le soir.

mercredi 12 octobre 2011

Il a fêté son premier anniversaire

Mais pourquoi elle me fous cet ensemble ultra chic de bourge sur le dos?
Non, maman, pitier, pas le col roulé. Ah ben si, je vais devoir me le coltiner toute la journée ce col roulé!
Elle se rends compte que j'ai l'air d'un Lord Anglais perdu au vingt et unième siècle? Mais la dégaine quoi, et regarde-là, elle s'extasie avec marraine. Oh ça va les filles vous n'allez pas vous mettre à baver non plus!
Bon, d'accord, zen, je prends sur moi.
Merci mère!
Mais qu'est ce qu'elle à l'air excitée parce qu'on sonne à la porte?
C'est quoi ce débarquement? Et pourquoi ils me regardent tous comme ça? Et puis,... oh non pas les grosses bouches qui bavent, bwark! Maman, au secours! Ou est maman? Papa, au secours! Vite, papa sors moi de là.
Ah ben non, papa, finalement je crois que je vais rester, cette gentille dame -c'est quoi ton petit nom déjà- me files quelques miettes de sandwich au brie et miel. Non sérieusement papa, va voir ailleurs si j'y suis. Tiens ma jolie, tu me filerai pas aussi un peu de ce gâteau? Il parait que ça fait des mois que ma mère s'exerce à le faire!
C'est quoi ce monticule là bas? Papa, papa, papa?
On y va dis?
Oh trop exiting, du papier de toutes les couleurs. Quoi papa? Tu ne vois pas que je suis occupé avec ce super méga top bout de papier vert et rose? Pourquoi tu me montres ce bout de bois coloré? Non m'intéresse pas, je veux absolument terminer de jouer avec mon bout de papier vert et rose, alors de l'air!
Bon voilà j'ai fini, maintenant c'est quoi cette cabane? Quoi maman l'a faite pour moi? Ah, tu es vraiment sur que je dois rentrer dedans, questions risques, on est sur? Bon, si c'est pour faire plaisir à maman. Voilà maman regarde, je suis dans la cabane, et qu'est ce que je m'amuse, je passe la tête par la fenêtre et hop je rentre la tête. Mon D. elle est vraiment toute folle!
Eh là, toi, qu'est ce que tu rêves que tu vas rentrer dans ma cabane?  Apporte-moi un bout de gâteau vert, et on négocie les conditions d'entrée. Ca va, t'es copain maintenant, entre!
Bon, je suis repus moi, ou qu'il est mon bibi maintenant?
Quoi? Comment ça au lit? Ah non! Cousins, cousines, aidez-moi, je ne veux pas quitter ma cabane, mes gâteaux et mes cadeaux. Je veux encore, encore, enc... rzzzzzz

Samuel à fêté son premier anniversaire. Je crois qu'il ce qu'il va en retenir, ce sont les gâteaux, les sandwich, les papiers d'emballages de cadeaux et la cabane.
Je tiens malgré tout à préciser, qu'il a finit par se faire sortir de la cabane par cinq de ses cousins et cousines et que le pauvre à du se rabattre sur encore du gâteau et encore des bras et encore des bisous de toute sa famille.

vendredi 9 septembre 2011

Les blonds

Il y a bien sur des anges au-dessus de ton berceau. Il y a aussi les anges qui sont déjà partis et ceux qui arrivent.

L'amour qu'ils te portent est une chose précieuse et inestimable. Prends-en bien soin. Pour te permettre de les aimer au mieux, j'aimerai t'en dire plus.

Tata Schluss, c'est ma soeur en blonde avec le même prénom, ne te pose pas de questions, c'est une belle et longue histoire. Elle est entrée dans ma vie quand j'avais dix ans, avec sa peau si fine et transparante et ses cheveux fins et blonds coupés au carré. Ne te fies jamais à son apparence, elle a ressemble à une blonde fine et fragile, alors qu'elle est plus solide que tu ne le penses. Elle traverse les épreuves de la vie, toujours la tête haute et si elle chute, c'est toujours pour retomber sur ses pattes. Avec Tata Schluss, on a découvert la vie et l'amour, la fin de l'enfance et les débuts de l'adolescence, puis on s'est séparées. Parce qu'elle est partie loin -Paris, tu m'a volé ma soeur-, parce qu'on avait grandi différement, parce qu'on avait peut-être plus rien à se dire. Et puis quand on a eu fini de grandir, fini de n'avoir plus rien à se dire, on s'est retrouvées sans que rien n'ai vraiment changé. C'est toujours mon amie, c'est toujours ma soeur. Tata Schluss et Tonton Yannouch, nous préparent un petit cousin -j'ai dit que ce serait un garçon- pour toi. Ma petite blonde va avoir son ingele, à elle. Je le sais, elle sera une Yddishe Mamme formidable. Quelque part à Paris, dans un an, peut-être, il y aura un foyer, plein de rires et de blagues et j'attends avec impatience de t'y emmener maïn ingele à moi.

Marraine Stéphanie, c'est encore une blonde -j'ai le feeling avec les blonds, moi- On s'est rencontrées sur les bancs de l'unif et c'est avec un genou à terre, qu'on est devenues les meilleures amies du monde. On est restées côtes à côtes pendant toutes ces années d'étude. Elle m'a sauvé la mise plus d'une fois. Je te raconterai plus tard -bien plus tard- notre baptême, nos délires, nos fous rire, nos séparations et nos retrouvailles, nos hommes, nos rêves de plus-tard. Et puis un jour, avant tout le monde, j'ai su que mon filleul viendrai réaliser nos rêves. Il est né un peu en avance, comme ça sur un coup-de-tête, sans prévenir personne et surtout pas sa mère. Personne n'était prêt et surtout pas à ce qui est arrivé. Une césarienne en urgence, un arrachement et un sentiment de vide et une culpabilité de mère-juive-qui-ne-l'est-pas. Ca ce n'était pas prévu dans nos rêves. Et puis toi, tu es arrivé, j'aimerai pouvoir dire à ta marraine, combiens j'ai aimé accoucher de toi, comment ce jour a pu être le plus beau jour de ma vie, que pour moi, ta naissance, s'est déroulée comme dans nos rêves. J'aimerai qu'elle ne souffre plus, j'aimerai qu'elle puisse parler de "naissances" sans avoir cette boule au ventre, qui lui fout les larmes aux yeux. J'aimerai qu'elle accepte cet naissance sans se dire qu'il s'agit d'un échec. J'aimerai qu'elle puisse aimer son fils sans se sentir coupable, parce qu'elle est une mère formidable, parfois sévère mais toujours juste. Elle est une mère aimante et sensible, qui comme moi, est amoureuse de son fils. Parce que pour moi, nous poursuivons toujours, la route que nous avions rêvé un jour, sur cette pelouse sur le Campus, il y a des années.

Ton père, toujours un blond. Un vrai blond despotique.
Je te raconterai aussi notre rencontre bien plus tard. Je l'ai aimé tout de suite, lui, il a mis plus de temps. On va dire qu'il a appris à m'aimer.
Il revaît de t'avoir un jour mais pas au moment où je lui ai dit que tu allais arriver. Et puis finalement le jour où tu es né, il était là à mes côtés ne sachant s'il devait rire ou pleurer. Ils nous a offert cette nuit là, l'exemple d'un père, plus qu'impliqué, en te prenant contre lui, en peau à peau, sans que personne ne le lui demande.
Je peste tout le temps contre lui, parce qu'il n'a pas fait ça comme ci ou ci comme ça. Il oublie toujours de te mettre ton pull avant de sortir, il ne te donnes jamais ta soupe à dix-huit heures, c'est à peine s'il regarde si tu as bien des chaussette, il ne ferme jamais le pot de lait en poudre, n'essuie pas bien tes oreilles et ça me rends dingue. Mais j'ai rarement vu un père aimer son fils de cette manière, c'est-à-dire, totalement et sincèrement. Rien qu'à sa manière de te regarder ou de te toucher, je sens cet amour, infini et juste et ce qui pouvais me rendre dingue, compte tout de suite un peu moins.
On est pas toujours sur la même longueur d'onde, on se dispute souvent mais une chose est sure, tu es notre plus belle aventure. Nous partageons le même trésor d'une valeur inestimable, toi, notre fils!

Il y encore des tas d'autres blonds -et même quelques bruns- dont j'aimerai te parler mais on a toute une vie devant nous -n'est-ce pas- pour que je puisse t'en présenter plus.

lundi 14 juin 2010

La vie continue

Ton arrière grand-mère est morte hier soir.
Je suis tellement désolée que tu ne puisse pas la connaître.
Tu ne connaîtras pas non plus ta grande cousine, décédée à peine deux mois avant ta conception.
Pourtant ces deux figures emblêmatiques ont marqué à leur manière très particulière les plus belles années de ma vie.

Ta grande cousine, Mireille, est la personne à qui j'ai toujours voulu ressembler et jusqu'à son dernier souffle, je l'ai trouvée tellement belle, déterminée et courageuse. Moi j'étais le pot-de-colle de Mireille mais par lacheté, j'ai perdu tout pouvoir collant pendant les heures les plus difficiles de sa maladie. Elle a eu le temps de me remettre les idées en place et j'ai pu vivre encore une nuit magique, seule avec elle, malgré sa souffrance et malgré mon chagrin.
Baba, ton arrière grand-mère, était un fameux monument, incontournable, une force de la nature. Le fait que les Allemands n'aient pas eu sa peau en quarante, l'a toujours emplie d'une fierté hors du commun. Baba, c'était ça, plus qu'une survivante, une plus que vivante. Une force pour elle mais une malédiction pour son entourage. Personne ne lui arrivait à la cheville et elle pouvait écraser les gens qu'elle aimait sans aucuns remords. Avec moi, elle était tout le contraire, je ne sais toujours pas pourquoi. Autant elle se comportait comme une vipère avec sa famille, autant elle était pour moi, comme une louve, pleine d'amour de patience et de bonté.

J'aurai tellement voulu qu'elles soient là toutes les deux, penchées au-dessus de ton berceau, le jour de ta naissance, pour compter tes petits doigts et te donner tout l'amour qu'elle ont pu me donner.
Je sais une chose, Mireille et Baba, ne seront pas là mais d'autres personnes seront là et de tout leur coeur elles t'aimeront. C'est ce qu'on appelle, la vie qui continue.

vendredi 16 avril 2010

Du temps

Tu as ta place en crèche. Tata Elisa, t'as filé tout le kit spécial Arthur, et tu es équipé jusqu'à tes deux ans. Tata Steph nous as transmis toutes les informations possibles et inimagineable dont nous aurions peut-être ou totalement besoin. Tata Nono t'as filé ton prénom, Roswell (bah tu t'y habitueras). Tu as un lit chez tes grands-parents paternels, chez tes grands-parents maternels. A la maison ton père doit encore peindre ton lit. On a ton doudou. J'ai tout lu dans les millions de bouquins à ma disposition, je sais tout sur tout. Toi, t'as un nez, une bouche, un cerveau, deux mains, deux pieds, c'est bon t'es prêt!
Bon, bien, voilà, alors on t'attends... Tu arrives?

...

Comment ça encore six mois?